« Révoltée » de Agalites : une cause et un parfum avec le soutien de grands skippers, femmes et hommes de la course au large

Mieux que tout discours, le parfum Révoltée de Agalites exprime un espace impollué, inaltéré, net et sain.

Argentin comme le reflet du ciel sur les flots, arérien comme une brise marine, blanc comme la banquise, riche et complexe comme les fonds marins, Révoltée est une poésie authentique.

Révoltée, témoin de la vie fragile

Comme tout système vivant, la mer et les océans ont des richesses qui sont autant de faiblesses, comme par exemple, les littoraux. Les côtes, les plages et les rochers bordent les continents. La mer qui les entoure n’est pas profonde. Il s’agit du plateau continental, sorte de « trottoir » de quelques dizaines ou centaines de kilomètres et dont la profondeur ne dépasse pas 250 mètres. Ce « jardin marin » est la zone la plus riche de la vie marine. Il bénéficie des apports cottiers multiples, mais il est aussi le plus menacé par les activités humaines qui s’y concentrent. Il devient aussi la première victime des marées noires… Les 30 000 tonnes de fuels lourd de l’Erika, qui a fait naufrage le 12 décembre 1999, ont sinistré 400 kilomètres de côtes bretonnes et atlantique. Sur 180 000 tonnes de déchets enlevés des côtes, 100 000 sont du sable. Les dunes, la végétation, les possions, les oiseaux de mer : Tout un écosystème a été atteint. Pêcheurs, habitants, plaisanciers, professionnels du tourisme, les populations ont souffert. Mais le préjudice, évalué à 1 milliard d’Euros, n’a pas tenu compte de l’impact à long terme sur la vie et les paysages.

Les oiseaux de mer, victimes désignées

Nettoyer les plages, capter les nappes de pétrole en mer, ce sont des tâches délicates et considérables qui peuvent paraître infinies. Les oiseaux de mers, ramassés sur ces rivages morts ou blessés, sont ainsi les premières victimes. L’Erika en a tué entre 300 et 500 000, le Prestige déjà plus de 30 000. En effet, si les tempêtes et les vagues ont peu d’effet sur les oiseaux de mer. Ils en ont même besoin, comme les albatros, portés d’un continent à l’autre par les grands vents. Mais ils ne peuvent résister aux nappes de pétrole. Dès qu’ils se mettent à flotter à la surface de l’eau, il sont pris au pièges et le plus souvent tués, surtout en hiver. Le pétrole et les hydrocarbures se collent au plumage qui perd son étanchéité à l’eau. L’oiseau se refroidit et, s’il ne coule pas, il lisse ses plumes avec son bec et s’empoisonne. Parmi les 63 595 guillemots, macreuses ou eichers mazoutés recueillis vivants dans les centres de soins après le naufrage de l’Erika, seuls 2 246 ont pu ainsi être sauvés.

Aider les sept centres de soins français

Les conséquences écologiques sont considérables. Si les deux tiers de la surface terrestre sont couverts d’eau, les oiseaux de mer ne représentent que 3 % des espèces oiseaux, répartis 15 familles, Albatros, Pingouins, Frégates, Mouettes, Goélands, Pélicans, Cormorans, Pétrels… En choisissant, de reverser 3 euros par parfum vendu à un fond de transit et de soins pour oiseaux mazoutés nous voulons aussi soutenir le sauvetage de ces espèces, le taux de réussite d’un démazoutage variant entre 10 et 60 % … Sept centres de transit médicalisés existent dans les Landes, en Gironde, en charente maritime, en Vendée, en Loire Atlantique et en Seine Maritime. Les oiseaux migrateurs sont particulièrement vulnérables aux pollution marine et ces centres ont besoin de soutien toute l’année. Deux ans après l’Erika, le 19 novembre 2002, le Prestige sombrait à son tout au large de l’ Espagne, avec 77 000 tonnes de fuel lourd. Son épave repose par 3 500 m de fond à 250 kilomètres des côtes. Elle contient encore aujourd’hui plus de 10 000 tonnes de fuel. Sa marée noire a touché le Portugal et l’Espagne notamment les régions de Galice, des Asturies, des Cantabries, le golfe de Gascogne, bilbao et la France, Saint Jean de Luz, Bayonne, La Rochelle, Arcachon et même le Finistère sud et l’île d’Ouessant à la pointe de la Bretagne.

Refuser la fatalité de ces naufrages répétés

Y aurait-il une fatalité, un calendrier sinistre des marées noires ? Personne n’a oublié en Bretagne le 16 Mars 1978, ce jour là, l’Amoco Cadiz à la dérive déversait 223 000 tonnes de mazout sur 300 kilomètres de côte. En moins de 40 ans, la liste des dates noires au nom de navire synonymes de catastrophes est impressionnantes. Mille neuf cent soixante sept torre canyon, 1976 Olympic Bravery et Bôlhen, 1978 Amoco Cadiz, 1979 Atlantic Express, 1989 Exxon Valdez, 1991 Haven, 1993 Baer, 1996 Sea Empress, 1999 Erika, 2002 Prestige… à quand la prochaine date ? La commission européenne adressé en 2003 la liste de 66 navires dangereux dont six chimiquiers…dont le naufrage seraient encore plus dramatique…mais cette liste n’est pas exhaustive. 40 % des navires en circulation ont plus de 15 ans. 80 % de ceux qui font naufrages en font partis. On ne parle pas n’ont plus de tous les accidents qui se produisent dans le monde. Tous les trois jours, un navire de plus de 300 tonneaux fait naufrage, soit 115 à 120 par an dont plus d’une dizaine de pétroliers. Plus de 400 navires sont abandonnés dans le monde, 40 % en France depuis trois ans.

Mais ce n’est pas parce qu’une catastrophe s’éloigne, avec le temps, de l’actualité qu’il faut baisser les bras. En une année seulement, plus de cinquante millions de tonnes de pétrole sont déversées accidentellement dans les océans du monde. En plus de cela, il faut comptabiliser le déversement illégal d’eaux de cale contenant du pétrole, soit entre 5 à 50 millions de tonnes d’hydrocarbure, tuant ainsi des dizaines de milliers d’oiseaux par an. Peu de gens sont au courant de ce problème environnement beaucoup plus insidieux et préjudiciable : la pollution par les hydrocarbures. Bien qu’elles soient difficiles à déceler et à contrôler, les répercussions négatives du mazoutage chronique des populations d’oiseaux de mer du Canada atlantique sont beaucoup plus importantes que celles des naufrages de gros pétroliers dans la même région.

En mer, de nombreux navires déversent intentionnellement – et illégalement – un mélange toxique d’eau et de déchets d’hydrocarbures provenant du fond de leur salle des machines. Le rejet de ces hydrocarbures dans la mer, plutôt que leur vidange appropriée au port, permet d’économiser temps et argent. La mort des oiseaux qui s’ensuit est purement accessoire.

Un parfum de révolte et d’amour

Alors bien sûr il faut combattre les armements douteux qui sous-payent et surexploitent des marins sans repos, négligeant l’entretien du navire et bafouant les règles maritimes. Lors de son naufrage, l’Erika pétrolier depuis plus de vingt ans, avait déjà changé 7 fois de noms et 5 fois de pavillon… La communauté internationale, la justice, mes professionnels du maritime ont enfin pris conscience de l’enjeu. Mais seul la conscience et la vigilance de l’opinion pourra faire appliqué ses nouvelles lois et ses nouveaux règlements et plus encore convaincre chacune et chacun que la mer est un milieu sensible, fragile et multiples, à l’image d’un parfum, un parfum de révolte et d’amour.